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Citizen Bartoldi

Blog d'une citoyenne qui rêve d'une société solidaire et égalitaire mais qui voit ce rêve s'éloigner chaque jour un peu plus

Jurassic Park, un pamphlet communisto-écologiste

Publié le 11 Août 2019 par Nina in cinéma, pop culture, la politique dans l'art, jurassic park

 

Récemment, j’ai revu Jurassic Park. Bien 20 ans que je ne l’avais pas regardé et ce malgré le visionnage quasi complet de Jurassic World (j’ai dû rendre ma tablette avant l’atterrissage et j’ai roupillé entre temps). Découvrant le film disponible sur Netflix, on décide de se le lancer et là, révélation : ce film est gauchiste.

Jurassic park, un film gauchiste ?

Aaaaalors, avant de m’insulter ou de me faire une analyse contraire, on va poser un truc : cet article ne se veut pas sérieux. Nous sommes mi août, tout le monde est à la plage ou presque, je vais pas vous faire chier sur le fait que dans dix ans, on finira comme les dinosaures ou je ne sais quoi (je l'ai déjà fait hier...). Moi, j’ai juste envie de rigoler sur un film que j’ai beaucoup vu ado et sur lequel j’applique une grille de lecture plus politique.

Le tyrannosaure de Jurassic Parc

Alors pourquoi je dis que ce film est gauchisssss ? Passons d’abord sur le volet écologiste qui va paraître évident à tout le monde : jouer avec la nature est une mauvaise idée. Tout ce discours est tenu par Jeff Goldblum durant tout le film. “La nature trouve toujours un chemin”. Hammond joue les apprentis-sorciers avec les résultats que l’on sait. Mais c’est pas si original que ça comme discours. Il y a de très nombreux films qui t’expliquent qu’il faut pas chercher à tordre la nature ou la manipuler parce que ça te reviendra à la face. Jurassic World repose sur le même principe, la planète des singes, le Fléau (que j’ai revu récemment et c’est hilarant), toutes les histoires dans l’espace qui dégénèrent… La Nature est plus forte que l’Homme et ne pas la respecter vaut quelques ennuis à ce dernier. Regardez, récemment, le réchauffement climatique… ah merde, c’est pas un film, ça.

Et sur le côté communiste alors ? Bon, j’exagère, ce serait plus anticapitaliste. Dans ce film, l’argent est sale et problématique. Le personnage de John Hammond, ce bon vieux millionnaire (ou milliardaire ? Flemme de vérifier) ne parle que de pognon, jetant des poignées de billets pour obtenir ce qu’il veut. Ohé, les paléontologues qui creusent dans le désert, là, vous venez dans mon parc ? Quoi ? Vous avez du travail ? Pas de soucis, je vous file plein de sous ! Son gimmick à lui, c’est “j’ai dépensé sans compter”. Et force est de constater que l’argent, ça ne rend pas les dinos moins vénères. Eux, ils veulent juste chasser de la chair fraîche, peu importe que ce soit une petite chèvres ou un avocat pénible…

John Hammond dans Jurassik Parc

… A propos de l’avocat pénible. Bon, Hammond, c’est l'incarnation de l’argent qui ne peut pas tout, l’avocat est plus un archétype de cupidité. Alors que nos amis scientifiques sont moyens motivés pour l'ouverture du parc, lui est déjà en train d’imprimer les billets (d’accès au parc, pas les dollars) tellement il voit sa fortune faite. Il est présenté comme intéressé mais assez couard, n’hésitant pas à abandonner des enfants pour sauver ses fesses. Ce qui est un peu con comme réaction si on considère que ce sont les petits-enfants de son client qui pourrait légèrement le licencier si ces derniers se font manger. Mais de toute façon, l’avocat cupide se fait manger alors que les enfants purs sont sauvés par l’homme qui respecte la nature. A peu près.

L'avocat véreux mangé par le T-rex
Jamais trop compris pourquoi le mec avait enlevé son pantalon... vu qu'il conserve son caleçon...

Mais ce n’est pas tout. Au-delà du discours un peu lénifiant de “l’argent ne fait pas le bonheur” et “ne s’intéresser qu’à l’argent fait de toi un triste individu (mangé par un dinosaure alors qu’il se planquait aux toilettes, hihi)", Jurassic Park est également un pamphlet anti patron. Que oua ? Dans Jurassic Park, nous avons deux couacs magistraux qui placent nos héros en difficulté : la nature, à travers des dinosaures et un cyclone, mais aussi Dennis. Vous savez, l’informaticien cupide qui se fait bouffer par un dino… ah ben oui, dans ce film, tu aimes l’argent, tu te fais bouffer par un dinosaure, c’est comme ça. Sauf qu’en début de film, Dennis explique sa motivation première : il est mal payé. Le film nous glisse par petites touches que sa revendication salariale est récurrente et que Hammond considère qu’il est assez bien payé et que ça suffit, les caprices. Attends, John, tu n’arrêtes pas de jeter tes gros billets verts par la fenêtre mais tu refuses d’augmenter le mec qui a fait tout le système informatique de ton parc ? Oui, LE mec, au singulier, vu qu’avec un petit code à la con, il arrive à bloquer tout le parc et personne (enfin, les trois salariés qui traînent par là) ne sait comment le déverrouiller.  Mais John, c’est à ce mec là que tu aurais dû filer toute ta tune, pas aux deux paléontologues qui font la gueule, là. Alors, certes, si John avait payé correctement Dennis, ça n’aurait pas empêché le typhon mais il n’y aurait pas eu de soucis d’électricité et tout le monde serait rentré sain, sauf et trempé. Non parce que ce qu’on ne voit pas dans le film, c’est que ça va lui coûter cher à John, cette petite aventure vu qu’il au moins deux morts identifiés sur les bras (l’avocat et le dresseur de dinosaures, là, pas dit qu’on retrouve le corps de Dennis, par contre, ou qu’on comprenne de qui il s’agissait). Tout ça parce que John a des oursons dans les poches dès qu’il s’agit de payer correctement ses salariés. 

Meurs, sale pourriture capitaliste !!

A la réflexion, ce n’est pas le seul film de Spielberg qui étrille la cupidité. C’est le cas dans Indiana Jones par exemple où Indy pille des tombes… pour filer les pièces à des musées et s’énerve quand son adversaire du moment veut les garder pour les vendre et se faire plein de frics. En général, ces gens-là finissent mal. 

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Lara 11/08/2019 10:08

Des "oursons" dans les poches, pardon, j'ai rigolé :D

Nina 14/08/2019 10:38

Ahahah ! La magie de l'autocorrect couplé à une relecture peu scrupuleuse. (je ne vais pas corriger, c'est mieux comme ça)