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Citizen Bartoldi

Blog d'une citoyenne qui rêve d'une société solidaire et égalitaire mais qui voit ce rêve s'éloigner chaque jour un peu plus

L’enfer du micromanagement

Publié le 1 Octobre 2020 par Nina in le travail, le travail est une humiliation, chef toxique

Hé, ça faisait longtemps que j’avais pas parlé de boulot ! Pourtant quelle source d’inspiration infinie… Du coup, aujourd’hui, j’ai choisi de vous parler de micromanagement parce que je vomis ça. C’est la meilleure façon de casser le subalterne, de détruire le rapport de confiance. Je vais écrire ici en fonction de ce que j’ai vécu ou vu, j’ai pas trop le temps de faire des recherches. Veuillez donc excuser l’aspect réactif de cet article.

Le micro-management, un comportement toxique

 

Moi, je voulais un manager qui m'élève

J’aime rarement mes managers. Je crois que j’ai toujours eu une vision biaisée de ce que devait être un manager, en vérité. J’ai toujours imaginé le manager comme un mentor, un grand frère ou une grande soeur qui me prendrait délicatement par la main pour m’emmener vers les sommets. Du savoir, de le hiérarchie… Ce qui est stupide quand on y pense. Genre la personne me formerait pour prendre sa place. Enfin, Nina, réfléchis un peu ! Pourtant, je suis docile et demandeuse mais rapidement, j’ai intégré que le manager ne servait à rien. Je me suis retrouvée grosso modo dans trois situations : le manager qui laisse gérer parce qu’il a pas grand chose à m’apporter. Voire il n’a aucune idée de ce que je fais. Celui qui se prend pour ma mère et me laisse rien faire sans superviser. Et encore, je dis ça, ma mère n’a jamais contrôlé mes devoirs. Que je ne faisais pas. Et le troisième, le plus répandu, qui navigue de l’un à l’autre. 

manager toxique

Une bonne excuse pour harceler

Mais du coup, le micro-management, c’est quoi ? Selon Wikipedia qui est toujours bien pratique quand t’as pas envie de retaper un texte : “Le micromanagement est un style de management où le manager observe ou contrôle étroitement le travail de ses subordonnés ou employés. Ce type de management se caractérise par un contrôle excessif, ou donnant trop d'attention aux détails.” En plus clair : ton manager va regarder absolument tout ce que tu fais et te noyer de mails aussi inutiles que stressants “le clients t’as écrit y a 18 mn, pourquoi tu n’as pas encore répondu ?” “Attention, tu as mis un espace en trop entre les deux mots, là”, “l’image que tu as posté sur la page FB n’est pas quali”. Tu veux dire l’image qui était dans le calendrier édito envoyé il y a quinze jours et validé par le client. Ca, c’était la spécialité de Vanessa. Tout à coup, elle décidait que tu étais sa nouvelle victime et elle épluchait absolument tout ce que tu faisais pour te balancer ta pluie de piques. Connasse.

Boxeuse et son punching ball

En route vers le burn-out

Donc le micromanagement, déjà, c’est anxiogène. Je me souviens d’une réunion dans une ancienne agence où j’ai bossé, la directrice clientèle aboyait sur sa subalterne. “Tape ça. NON tu as fait une faute ! Va plus vite !”. Moi je bouillais à côté, choquée de ce traitement. Et la fille de me dire après “elle est dure mais j’apprends plein de trucs”. Quoi, à taper plus vite ? Bref, une accumulation de mails agressifs contenant chacun un ordre et/ou un reproche, le fait d’avoir une ombre pesante sur soit à chaque tâche que l’on exécute et c’est le burnout en fin de course. Je vous jure, quand vous êtes dans ce genre de relations, vous êtes au bord du dégueulis dès que la petite enveloppe annonçant un nouveau mail apparaît et vous n’avez plus la possibilité de prendre la moindre initiative. Déjà parce que quoi que vous faites, votre chef décidera que c’est de la merde, mais aussi parce que vous ne voulez pas attirer son attention. Ayant croisé quelques managers de ce genre, je peux vous assurer que les dégâts sont durables…

Le doute au travail

Un cache-misère de son incompétence

On considère souvent que le micromanagement est l’apanage des managers toxiques. Genre Vanessa ou Michel le toxique qui avait le don de me demander des trucs n’importe quand et de me tomber sur la gueule si je le faisais pas dans l’heure. Indépendamment de tout ce que j’avais à faire. Mais je crois aussi que c’est l’apanage des incompétents. En France, on aime propulser les gens au poste de manager. On se retrouve avec un empilement de N++ mais on nous expliquera que les organisations verticales, c’est pas bien. Les stagiaires sont gérés par les alternants gérés par les juniors, gérés par les middle… Sauf que manager, c’est pas un truc qui s’improvise. Et vu qu’on n’a aucune idée de comment on exerce cette fonction, on ne s’emmerde pas, on micromanage. En gros, on demande au N-1 de faire notre taf puisque le nôtre, désormais, c’est de le surveiller. Et attention s’il fait un faux pas…

Le micro-management et la tempête des brimades

Le manager, ce cancer

Bref, le micromanagement est le stigmate épidermique de ce grand cancer qu’est le management et qui finira par tous nous tuer. Parce que plus je lis des histoires sur le monde du travail, plus je conçois absolument que, pire que le bullshit job : le manager.

 

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