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Citizen Bartoldi

Blog d'une citoyenne qui rêve d'une société solidaire et égalitaire mais qui voit ce rêve s'éloigner chaque jour un peu plus

Journal d’une future démissionnaire

Publié le 1 Juin 2018 par Nina in Journal d'une démissionnaire, Le travail, Le travail est une humiliation

Parfois dans la vie, il y a des décisions qui s’imposent d’elles même. J’ai souvent comparé la vie professionnelle à la vie amoureuse et je continue à penser que c’est un bon parallèle. Et quand tu commences à étouffer dans ton boulot et que la situation ne s’améliore pas, il est temps de penser à la rupture. On appelle ça une démission.

Démission, le bonheur

 

Prémices d'une histoire

Bien entendu, je sais que vous n’êtes pas idiots. Mon blog est connu de pas mal de mes collègues, je ne parlerais pas de démission si je ne l’avais déjà posée. Mais ne commençons pas cette série par la fin, revenons en aux fondamentaux de cette histoire d’amour tumultueuse entre TGGP et moi.

Signer un contrat de travail

Au début, tout allait bien

Comme dans toute relation, les premiers mois sont idylliques. Quand je relis les articles que je faisais à l’époque, ça respire la fille heureuse de vivre. Je récoltais les compliments, je sentais une marge de progression énorme. On avait notamment un projet « secret » communautaire avec TMF et je me sentais bien intégrée dans l’équipe, on bossait bien tout en se payant de bonnes tranches de rire. Je sais que quoi qu’il arrive, je considère la période allant d’octobre 2007 à février 2008 comme un moment particulièrement heureux de ma vie où je me sentais vraiment bien dans ma peau, je m’en émerveillais moi même par moment.

Happy girl

Un début en fanfare

Motivée, je l’étais. J’étais sur le pont dès qu’on me demandait quelque chose. J’avais géré avec brio la plainte d’une célèbre journaliste blonde qui nous avait mis en demeure de retirer du forum un sujet parlant de sa liaison avec notre cher président. Au bout de 3 mois, ma période d’essai était validée. J’avais eu en outre l’occasion de rencontrer THE journaliste féminine, la fille à côté de qui je suis une sous merde tant elle a tout fait. Et qui vit dans un appart qui fait trois ou quatre fois le mien avec poutres apparentes dans le 6e. Si je pars un jour vivre dans le 6e, ce ne sera certainement pas avant mes 40 ans. Et après un mariage fructueux. J’avais également pu former deux éditorialistes du magazine et la rédaction beauté. J’ai considéré que si on me laissait parler à des sommités pareilles pour leur expliquer le rudiment du blog, c’est qu’on me faisait confiance. En fait, le fruit TMF était gâté dès le départ mais je n’en ai pas eu conscience avant un moment.

Fruit pourri

 

Un premier grain de sable

Puis il y a eu la première crise que j’avais pressentie sans vraiment m’en inquiéter non plus. Après les entretiens annuels qui n’avaient rien représenté pour moi puisque je travaillais là depuis à peine deux mois, la terrible nouvelle est tombée. Le service communauté déménage. En effet, les bureaux où nous étions devenaient un peu trop petits et il était urgent de délocaliser une partie de l’équipe. Je prends assez mal la nouvelle, ne comprenant pas pourquoi on nous désolidarise du reste de l’équipe. Soit le référencement, la promo, les chefs de projet, les développeurs, les éditeurs, tous ces gens avec qui on parle très régulièrement. On m’explique que si, c’est logique, on part avec les rédactions. Sauf que sur les trois rédactions présentes dans le nouveau bureau, je ne travaille avec aucune d’entre elles. Mais vu qu’il était illogique de me désolidariser de Ioulia et Simon, je pars avec eux. Je ne suis pas contente du tout mais c’est pas comme si quelqu’un se préoccupait de mon avis.

Et pourtant, je le sentais : ce déménagement allait me nuire.

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