L’ambiance chez Calypso - Technet devient étouffante. Nina et Lina sont parties, Samira a fait ses cartons et on apprend la démission de Bertrand, le directeur technique relégué au rang de chef de projet. Je vous mentiraiS en vous disant qu’on ne s’y attendait pas. Une démission en mode “j’ai rien derrière mais tant pis”. Rassurez-vous, il trouvera à temps. Je vais au boulot l’humeur en berne. Me reste, certes, mes trois SDR, Guillaume et Xavier de la team dev, Killian le commercial rigolo. Mais bon, même les gens les plus marrants galèrent dans une atmosphère aussi toxique.
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Soudain, le message qui peut tout changer
Je suis fatiguée. J’ai pas envie de rester mais l’idée de chercher un boulot m’épuise, surtout que je ne suis là que depuis quelques mois, finalement. Bonjour l’instabilité. Mais soudain, un message se matérialise dans ma messagerie LinkedIn. “Bonjour, on cherche un traffic manager, vous voulez nous rejoindre ?”. Fun fact, il s’agit d’une boîte pour laquelle j’avais déjà été contactée quand j’étais chez Sunlight mais j’avais pas été prise car “pas assez aguerrie en SEA”. Là, le poste est en dessous de celui pour lequel j’avais été contactée la première fois mais je veux me barrer.
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Le parcours d'une candidate désespérée
Bien, j’accepte donc de discuter. Premier entretien avec la RH, nickel. Deuxième entretien avec le responsable acquisition en visio, nickel. L’entretien a lieu entre 18 et 19h et je vois le gars qui fait des signes pour dire au revoir, les gens ne restent donc pas jusqu’à pas d’heure. Deux petits red flags cependant : déjà, c’est situé en zone industrielle. Comme Calypso et je déteste ces quartiers. Ca me donne envie de mourir. Et puis, personne ne parle de télétravail. On me demande si j’y ai droit mais quand j’annonce deux jours, on me répond “ok”. Au lieu de me répondre “Chez nous, c’est tant”. Mais je suis un peu désespérée, quand même alors continuons.
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Le plus long entretien de ma vie
La dernière étape, c’est la restitution d’une étude de cas sur place. J’ai pris mon après-midi pour avoir tout le temps de me rendre sur place et effectivement… le quartier a zéro charme mais y a de quoi manger proche de la boîte, pas besoin de prendre la voiture, c’est toujours ça de pris. Y a un parc à proximité pour les balades du midi, ça va le faire. Je rentre et là, je vais me lancer dans le plus long entretien de ma vie : 2h. C’est pas une métaphore ou une expression, ça a littéralement duré deux heures. Parce que j’ai présenté mon cas, parce qu’on m’a présenté quelqu’un de l’équipe pour voir si ça fitte. Oui, ça fonctionne bien même si, à la question de si j’ai du télétravail, elle conclut par “ah, j’aimerais trop en avoir”. Ok, donc, c’est officiel, pas de télétravail. Mais ce job me permettrait d’augmenter mes revenus, de pratiquer de l’anglais et, surtout, de faire un superbe doigt d’honneur à Robert. Ca vaut le coup.
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C'est quasi oui...
A la fin de l’entretien, la RH me promet une réponse fin de semaine. Wouah, déjà ? A peine sortie, Nina m’appelle et me dit “non mais deux heures d’entretien, c’est sûr que le job est pour toi !” Le vendredi, la RH m’appelle et ça commence les histoires. “Oui, non, les fondateurs sont en congés et j’aimerais quand même qu’ils valident même si j’ai un go de principe. Je vous rappelle au plus vite.” Ok, du coup, si y a go de principe, ça veut dire oui, quand même, non ? On va garder le champagne au frais au cas où, il ne faut jamais crier victoire trop vite.
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Puis non
Et évidemment, le job, je l’ai pas eu. Je me suis fait balader un mois pour finalement m’entendre dire qu’il y avait eu un candidat de dernière minute et ça avait été très difficile de trancher. Oui, alors le candidat en question, j’ai fini par le retrouver sur LinkedIn, le mec a commencé limite directement donc forcément, la disponibilité était un critère. Sans doute a-t-il rencontré un des fondateurs, moi non. Et j’ai vu une de leurs annonces récemment où le salaire était bas donc je pense que mes prétentions étaient trop élevées. Annonce pour remplacer la fille qui voulait du télétravail, d’ailleurs.

Mais ça sentait un peu le red flag quand même
Evidemment, ça aurait été l’occasion de planter Robert qui voulait “me faire monter sur Paris” mais à part ça… Ca puait du cul à tous les étages. Surtout que pendant l’entretien physique, celui qui aurait dû être mon chef a glissé un sous-entendu à la RH par rapport au caractère du fondateur et je sens que j’aurais juste agrandi ma liste de patron connard. C’est bon, ça va, j’ai mon quota. Cette expérience m’a néanmoins rappelé à quel point je déteste le monde du travail et ce manque de respect que l’on croise à tous les étages. Même si, pour le coup, la RH était adorable et a été bien courageuse de me rappeler au bout d’un mois pour me dire que c’était mort. Parce que là, dans ma recherche actuelle, passer des entretiens n’est pas la garantie qu’on vous dise nous. Même par mail.
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Bref, me voici donc condamnée à passer l’été chez Tech Net. Et ça va être d’une tristesse absolue.
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