Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Citizen Bartoldi

Blog d'une citoyenne qui rêve d'une société solidaire et égalitaire mais qui voit ce rêve s'éloigner chaque jour un peu plus

Peut-on avoir un coup de foudre pro ?

Publié le 30 Décembre 2025 par Nina

Tout commence comme dans un rêve. Un nouvel épisode des traumas de ma vie pro qui commence comme on ne s’y attend pas. Retour en juillet 2023 où je me fais sèchement sortir de ma boîte. La mauvaise ligne excel en période d’essai, trop simple d’effacer. Alors que je décide de passer l’été à glander et de commencer à chercher en septembre, je repère une annonce. C’est dimanche, je ne perds rien à tenter. YOLO, comme on dit. Je clique sur postuler. Et c’est le début de la promance.

Postuler à un emploi

Une candidature un peu à l'arrache

Cette candidature marquait cependant un renoncement. Car c’était un poste de traffic manager. Après le bide intersidéral de mon passage chez Sunlight, j’avais décidé que le marketing digital, je n’en pouvais plus. Bilan de compétence, formation data analyse car c’est ça que je veux faire. Sauf que le seul emploi de data analyste que j’avais trouvé, c’était dans l’ESN où j’ai rien foutu pendant quatre mois donc je ne me sentais pas solide du tout sur ce poste. Autant revenir là où j’avais de l’expérience. 

Fière de mon CV

Une boîte un peu éloignée

Le lundi, réponse du DRH : “ok, entretien”. Entretien qui a lieu mardi. Comme je suis un peu en mode balek, je sors ma plus belle personnalité, la rigolote. Je place quelques traits d’humour dans mon discours, mon public est conquis. J’enchaîne le lendemain avec la responsable marketing qui, ahah, s’appelle Nina aussi. Je la stalke un peu sur LinkedIn, elle a l’air sympa. L’entreprise est située assez loin, une bonne heure de transport. J’avais un peu hésité à postuler à cause de ça, justement. Avant de me rappeler que postuler n’est pas signer. 

Tramway bordelais

Un quartier effroyable

Jour de l’entretien. Comme le trajet se fait en transport, je prends de l’avance. Arrivée trente bonnes minutes trop tôt, je me dis que je vais trouver un coin pour me poser dans le quartier et… le coin est horrible. L’entreprise est située en pleine zone indus', coincée entre deux entrepôts et un concessionnaire, à peu près. Je ne trouve aucun endroit pour me poser et je me retrouve plantée à côté d’un rond-point, à envoyer des messages à mon mec “jamais je ne viens bosser ici, c’est horrible”. Vraiment. Puis arrive l’heure de l’entretien. Je traverse le parking de la boîte, sonne à la mauvaise porte. Après quelques instants de confusion, Nina me trouve. Ok, elle a l’air sympa. Elle me présente deux collègues présents, Sam et Lila. Ok, ils ont l’air sympa aussi. Les locaux, à l’intérieur, ne sont pas incroyables mais c’est toujours mieux qu’à l’extérieur.

Zone industrielle

L'entretien parfait

Et c’est parti pour l’entretien. Un rêve. Nina et moi, ça matche. Ca matche bien. On parle du poste, on discute, on rigole, même. La détente est totale. Elle me lâche en fin d’entretien “Vous avez un beau parcours. Ca donne envie…”. Ok, je dois rendre un exercice mais je comprends que si je ne le foire pas, le poste est pour moi. Je rentre à la maison plutôt enthousiaste, ce qui étonne Victor qui était resté sur “le quartier est dégueu, jamais je viens bosser ici”. Mais les trois personnes que j’ai croisées ont l’air sympa, la mission est cool puisque je ferais du BtoB pour la boîte. Je m’applique donc pour mon exercice et quelques jours après, j’accepte la proposition d’emploi. Nous sommes le 30 juillet ou quelque chose comme ça. Durée officielle de mon chômage : une dizaine de jours. Durée de mes prochaines vacances : un mois et demi. Etourdissant.

Décrocher un job

On s'est immédiatement reconnues

Alors répondons un peu à la question initiale : peut-on avoir un coup de foudre professionnel ? La réponse est oui. Avec Nina, on a senti que notre collaboration allait faire des étincelles, dans le bon sens du terme. J’y voyais l’opportunité de me former un peu plus précisément au BtoB et surtout à Hubspot, un outil pas mal réputé. Ajouter de nouvelles cordes à mon arc, ça, ça me plaît. De son côté, elle m’avouera plus tard que Lila et Sam m’avaient adoptée d’emblée. Nous ayant entendu rire pendant l’entretien, ils avaient décrété que j’avais l’air “trop sympa” et qu’ils me voulaient, moi. Nina m’avouera également plus tard que la candidate qui est passée après moi était un peu molle. “Mais de toute façon, en passant après toi, elle n’avait aucune chance”. 

Entretien d'embauche idyllique

Même pas arrivée, déjà intégrée

Ca peut sonner un peu comme meuf qui se la pète mais j’étais au top. Détendue, drôle mais tout de même professionnelle. J’en fais peut-être un peu des caisses pour dramatiser la suite de l’histoire mais Nina et moi, ce fut une évidence. Un peu comme Claire chez Epicéa : l’entretien avec elle tenait du rêve. Ce n’était pas un entretien mais plutôt une discussion entre deux personnes qui savent qu’elles vont bosser ensemble. Et bien bosser ensemble. Et comme les contes de fée n’attendent pas, à peine ai-je signé que Nina me rappelle pour m’expliquer le menu de ma semaine d’arrivée : petit-dej et dej d’équipe le lundi de mon arrivée pour faire connaissance, le mardi parce que y a le DG parisien qui descend et le mercredi, soirée pétanques à Dauneutes. En recevant l’invitation, je vois que la soirée pétanque est prévue dès 17h. Oh, wouah, quel est donc ce lieu si convivial ? Avais-je tiré le gros lot ?

Décrocher un job

Vous savez que non. Mais au début, tout sonnait comme dans un rêve. 

 

Commenter cet article