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Citizen Bartoldi

Blog d'une citoyenne qui rêve d'une société solidaire et égalitaire mais qui voit ce rêve s'éloigner chaque jour un peu plus

Une question de semaines

Publié le 25 Octobre 2022 par Nina in Le travail, Le travail est une humiliation, Nouveau boulot

Il est temps pour moi de vous narrer mon avant-dernière mésaventure professionnelle. Car j’ai la sensation d’être un vrai chat noir. Je ne sais pas comment je me débrouille mais je tombe toujours dans les pires boîtes. Alors peut-être que le monde du travail est totalement pourri et qu’il y a comme  une fatalité. Sans doute. Mais voici donc ce nouvel opus intitulé « une question de semaines » car ça a été mon mantra pendant ces un an et trois mois. Bonne nouvelle, on peut barboter un an et trois mois dans une ambiance délétère et survivre. Merci le Covid qui m’a évitée d’y aller tous les jours.

Une sale ambiance au travail

Je suis la reine du déni

Comment je me suis retrouvée dans cette galère ? Je l’ai pas vue venir. Enfin, presque pas. Mais c’est assez symptomatique de ma capacité au déni. Tout commence fin juin 2021. Embourbée dans une ESN qui ne sait pas quoi faire de moi, je commence à paniquer. Un commercial me vend n’importe comment. Par exemple, j’ai une certification sur l’utilisation d’un logiciel CRM. J’ai juste la certification, j’ai bachotée comme une débile mais je n’ai aucune autonomie sur le logiciel. « Ah, j’ai proposé ta candidature chez un client pour que tu les formes sur cet outil ». Mais ? Comment suis-je censée former qui que ce soit sur un outil que ne maîtrise pas ? Bref, ne voulant pas me retrouver seule chez un client à passer pour la reine des incompétentes. Je remets mon CV à jour et c’est parti. 

Chercher un emploi avec un top CV

C'est la folie du recrutement

Ca va aller très vite. Mon CV plaît, je décroche une demi-douzaine d’entretiens en même pas dix jours. Dont cette enseigne e-commerce. Nous allons dire spécialisée dans les huiles essentielles pour poursuivre la narration. On l’appellera Epicéa Je passe un premier entretien avec un cabinet de recrutement puis, une fois le nom de l’enseigne, je vais voir le site. Mmm, il est pas ouf mais ceux des concurrents sont encore plus dégueus donc bon. Et  puis moi qui rêvais de bosser pour un acteur du bien-être, mon rêve se réalise ! 

Le bonheur du bien-être

Un entretien masqué

Les entretiens se font en physique avec le masque. Grosse expérience inédite mais ok. Je rencontre la responsable e-commerce et gros coup de cœur. L’entretien se transforme rapidement en conversation sur le poste, le métier, les outils… Je sens que je suis en train de faire un carton. J’ai bien envie de travailler avec cette personne et je sens que c’est réciproque. Vers la fin de l’entretien, elle m’annonce qu’elle va voir si M. Gamblois est disponible. M. Gamblois ? Le PDG. Le voici qui arrive et me fait un petit sketch à base de « je baisse mon masque pour vous montrer mon visage ». J’en fais autant en haussant un peu un sourcil intérieurement. Y a comme une aura de séduction ou je ne sais quoi. Peu importe, j’ai envie de dire. J’ai bien envie de travailler là et M. Gamblois me fait l’effet d’un inoffensif papy.

Un gentil papy

Pas le temps de niaiser

Je sentais que ça s’était bien passé, je ne me suis pas trompée. Je suis convoquée pour un deuxième entretien avec le fameux M. Gamblois. Il vient avec la responsable e-commerce et un petit mec que personne ne trouve utile de me présenter. Je suis un peu en stress car ce poste me botte vraiment. Gamblois me pose deux ou trois questions un peu nulles et au bout de 10 minutes « ok, on vous envoie une proposition pour un début de mission début septembre. Ok pour vous ? ». Je… hein ? Je me tourne vers la responsable e-commerce, Claire, interrogative. « Oh, il m’a fait la même ». Alors voilà, c’est fait, je suis prise. Pas de temps pour le suspense. Essentiellement parce que le mois d’août arrive mais quand même. Il me fait une blague sur le fait qu’il ne peut pas me faire la bise mais un jour, peut-être… Claire rétorque que c’est pas mal de plus faire la bise. Oh, elle me plaît, elle. 

Faire la bise

Tout se déroule comme dans un rêve

Ivre de joie, je rentre donc chez moi. Une nouvelle partie s’annonce : je dois négocier serré ma démission car j’aimerais bien des vacances, quand même. Je suis certes en chômage partiel mais ils sont spéciaux dans ma boîte. Et… je suis dispensée de préavis. Me voici donc avec sept semaines de pure liberté devant moi. Mais alors que le début de contrat approche, je me sens un peu nerveuse. Durant l’entretien, il y a eu une phrase. Une phrase un peu étrange qui m’a faite tiquer mais que j’ai balayé en me disant que j’avais mal compris. Sauf que le rêve allait vite se briser. A suivre !

 

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