Parfois, je me pique de déménager de vieux articles des vingtenaires sur mes différents blogs. J’ai quasi fini de tout déménager de 2016 à aujourd’hui, c’est pas rien. Et il m’arrive de tomber sur des articles que je réactualiserais bien. Comme celui de 2016 où je parlais de la peur de la Guerre, la prochaine Guerre Mondiale, précisément. Il y avait eu, à cette époque, un incident : un avion de chasse russe abattu par la Turquie. Petite tension diplomatique, on se demandait : est-ce que c’est là que ça pète ? Et bien neuf ans après, sachez que quand j’ai relu mon article, j’étais là “Quoi ? Je me souviens même pas de cette histoire…”
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Des conflits qui éclatent tous les jours
Alors la Grande Guerre n’a pas démarré en 2016 suite à ce qui est resté un incident, 2025 n’est pas avare en grand n’importe quoi diplomatique. Bon déjà, Trump qui éructe son envie de faire la guerre à tout le monde régulièrement. Vas-y que je vais envahir le Groenland et le Canada. Ah y a un ancien Président russe, il a mal parlé de moi, je vais envoyer mes sous-marins nucléaires. A côté des délires du vieux dégueu orange, on a eu quelques frayeurs côté Inde et Pakistan ce printemps puis entre la Thaïlande et le Cambodge cet été. Il faudrait que je me remette à écrire des articles sur l’international, tiens. Et évidemment, en terme de guerres effectives, nous avons l’Ukraine et la Russie et le Génocide à Gaza. Sans oublier la guerre au Soudan, les très fortes tensions en Libye, au Yemen, dans le Sahel. Mais par contre, si j’en crois les éditorialistes et les oiseaux de mauvais augure, personne n’a l’air de croire que la Troisième Guerre Mondiale partira de l’Afrique.
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La fin de la civilisation, c'est presque un peu excitant
Il y a toujours comme un frémissement étrange dès que l’on parle de ces sujets là, presque une excitation. Le même frisson de peur que quand on se raconte des histoires terrifiantes au coin du feu. Décidément, je le fais pas exprès mais c’est un peu la thématique de mon blog en ce moment “toutes les histoires qu’on se raconte pour avoir peur”. Vous, vous êtes plutôt quoi ? Holocauste nucléaire, grand remplacement ? Guerre éclair totale pour le contrôle d’une énergie qui pourrait tout changer ? Le retour du facho-nazisme ? Ah le dernier, on a un peu les deux pieds dedans, déjà, hihi. Même si le scénario du contrôle d’une énergie me paraît pas mal crédible. Ce qui pourrait faire naître la prochaine guerre mondiale en Afrique vu que le continent possède pas mal de métaux rares. Bref, je ne sais pas si c’est parce qu’on ne vit pas une époque très riante ou si c’est le propre de l’Humain mais on a pléthore de scénarios catastrophes, certains plus crédibles que d’autres. Ah oui, j’oubliais le classique : le combo réchauffement climatique et virus dévastateur. Même si là, on sera sans doute plus sur un effondrement de civilisation qu’une guerre.
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Est-ce que l'Histoire va se répéter alors que le contexte est différent ?
Est-ce que ça a encore un sens de chercher le point François-Ferdinand, cet événement qui fait basculer les pays en guerre de par le jeu de diverses alliances ? Le monde de 2025 n’est pas celui de 1914. Ni celui de 45 même si on aime bien dire que notre période nous rappelle les années 30 avec la même montée de la Bête Noire. Et on a un peu de mal à donner tort en soi sur pas mal de points mais est-ce que le monde des années 2025 a grand chose à voir avec celui des années 30 ? Si on y regarde sans nuance, oui. Si on y regarde avec nuance, y a des bémols. Déjà les relations entre les Etats sont beaucoup plus complexes et il semble difficile de faire tomber quoi que ce soit en tirant sur un lien tant tout semble intriqué. L’économie mondiale tient également pas mal les pays entre eux. Ca impose des droits de douane hallucinants à droite en rêvant d’un nouveau protectionnisme, un pari assez risqué. En France, on a beau prôner le made in France, on se retrouve aujourd’hui avec des marques chinoises qui vendent tout et n’importe quoi pour deux euros. Alors oui, on peut gueuler sur les gens qui s’habillent chez Shein ou Temu mais c’est oublier le système ultraconsumériste mortifère dans lequel on évolue… Entre ceux qui commandent là parce qu’ils n’ont plus temps moyen d’acheter ailleurs et surtout les influenceurs et influenceuses qui nous font des hauls parce que ça fait des vues donc des revenus. Voyez, c’est un peu comme le départ d’une guerre : prendre un fait isolément n’a pas de sens en soi, faut une vision globale.

Les médias en constante panique
Et pourtant, les médias titrent, les médias paniquent. Pourquoi de telles paniques en permanence ? Hypothèse 1 : de peur de manquer le point de bascule ? “Oh oupsie, voilà la Troisième guerre mondiale et on a un peu oublié de vous parler du point de départ parce qu’on croyait que tout le monde s’en foutait. Déso !” Alors vu que le point de bascule, c’est pas l’événement et boum, troisième guerre mondiale dans l’heure qui suit, je pense qu’il y aura toujours le temps de se rattraper. Une volonté d’écran de fumée pour qu’on parle de ces sujets là plutôt que d’autres ? Pas tant. J’ai pas l’impression que le conflit Inde-Pakistan ou Thaïlande-Cambodge aient tant fait parler. Alors oui, on est bien plus émus de la guerre en Ukraine qui se déroule “à nos portes” avec “des gens qui nous ressemblent”. Même le traitement du génocide en Palestine, on dirait plus des débats sur le sexe des anges. Génocide, pas génocide ? Vraiment, ces conversations de salon alors que des gens meurent de faim, ça me bute. Mais sinon, oui, génocide, arrêtons de discuter de ça, maintenant.
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Vendre des parts d'audience en faisant peur
Peut-être que la réponse est tout simplement le traitement de l’actualité dans son ensemble. Les médias sont devenus sensationnalistes pour des raisons de rentabilité. Ils ont besoin que vous les achetiez ou regardez juste pour pouvoir vendre leur audience aux annonceurs et se faire de la tune. Alors que l’information devrait être un bien public, elle est une marchandise comme une autre. Et comme ça me paraît être un super sujet d’article, on arrête là pour aujourd’hui et on reprend ça la prochaine fois. Bisous.
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