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Citizen Bartoldi

Blog d'une citoyenne qui rêve d'une société solidaire et égalitaire mais qui voit ce rêve s'éloigner chaque jour un peu plus

C’est comme se faire larguer par un con

Publié le 23 Décembre 2025 par Nina

Quasi six mois que je suis au chômage, il est peut-être temps que j’ouvre une nouvelle série sur ma dernière expérience professionnelle. Celle qui m’a confinée au désespoir. Cette sensation d’être condamnée aux déboires pros, aux boîtes toxiques, à la merci d’un incompétent magistral qui ne mérite pas de diriger sa boîte. Et vraiment, ici, je me demande comment la boîte tient debout tellement c’est n’importe quoi mais on en reparlera.

Ras le bol du monde du travail

Le précédent boulot n'avait pas été une réussite

Pour entamer cette série, avant de suivre la chronologie des faits, il faut planter quelques graines pour le décor. D’abord, le contexte. Juin 2023, j’apprends au bout de 4 mois à m’emmerder dans une entreprise qu’ils ne renouvelant pas ma période d’essai vu qu’ils n’avaient aucune mission à me confier. No shit, Sherlock. La ligne de trop sur un excel. Je ne peux pas dire que j’étais triste de quitter ce job en soi. Je n’avais noué quasi aucun lien avec mon équipe, j’étais la victime collatérale d’une lutte de pouvoir entre l’agence de Lyon et celle de Paris avec Bordeaux qui ne savait pas trop ce qu’il foutait là. Mais ce n’était pas ce qui était prévu sur ma feuille de route. Non, sur ma feuille de route, j’avais prévu de faire deux périodes d’essai et de me barrer. Oui, je ne voulais pas rester. Quitte à ne rien faire, autant ne pas avoir l’obligation de rester devant mon écran aux heures de bureau. 

S'ennuyer au bureau

Revenir en arrière

Suite à cette fin de période d’essai assez brutale puisque tout est arrivé en une dizaine de jours, je décide de prendre du temps pour m’en relever. Ce que je n’ai pas fait. A peine dix jours plus tard, je signais un nouveau CDI. Un coup de coeur. Ce job me faisait revenir à mon ancien métier, traffic manager, abandonnant mon rêve de data analyste. Mais en passant l’entretien, j’avais eu un vrai bon feeling avec celle qui serait ma future manager. Je raconterai le début de l’histoire en détail mais en gros, c’est elle qui m’a donné envie d’aller bosser là-bas. Certainement pas la localisation ou les locaux en eux-mêmes.

Entretien d'embauche réussi

Tenir tant qu'on peut

Bref, ça partait sous les meilleurs auspices. Et les premiers mois furent idylliques. Puis un rachat. Rachat qui n’était pas discuté au moment de mon embauche. La boîte passe sous la coupe du Roi fou. Fin de la Lune de miel et de mes espoirs. Encore une fois, je me retrouve à barboter dans un environnement toxique alors que tous les signaux étaient au vert. A partir du moment où Robert a débarqué, tout s’est effondré. Je me suis accrochée car fallait que je dure un peu, “c’est mieux pour le CV”. Mais le désintérêt allait croissant, mon mépris pour Robert et ses sbires de plus en plus marqué. 2025 démarrait avec un objectif : partir en Nouvelle Zélande en octobre et chercher un nouveau job juste après. Parce que je détestais cette boîte.

Salariée en perte de sens

Je m'étais octroyé quelques avantages

Pourquoi être restée alors ? Outre le CV, j’y trouvais de certains avantages, notamment une paix royale. Après avoir dégagé tout mon service, je restais la survivante. Celle que Robert aimait bien, celle à qui il a dit “si tu veux monter à Paris, il y aura une place pour toi”. Sous-entendu : si tu veux faire carrière chez nous, ça se fera. Avant de me jeter un an plus tard en me crachant au visage que j’étais trop chère pour une junior. Salopard. Mais je dois avouer une chose avant de poursuivre : je n’étais pas une employée modèle. Parce que j’en avais rien à foutre. Parce que la seule façon que j’avais trouvé pour durer, c’était de m’offrir quelques privilèges. Trois jours de télétravail alors que la règle, c’était deux. Le jeudi, je me barrais à 17h pour aller à la piscine. Une fois, je suis arrivée 10 minutes en retard à une réunion parce que je faisais un puzzle. Littéralement, j’étais chez moi à faire un puzzle donc je n’ai pas vu les alertes pour la réunion. Employée de l’année.

Faire un puzzle

Patienter encore un peu

Donc on résume : je détestais mon job, je détestais mes clients, je détestais ma boîte, je détestais mon patron. Et je n’utilise pas le mot détester à la légère, ici. Mais les maigres avantages que la situation m’offrait me permettait de patienter. Le temps d’aller en Nouvelle-Zélande, le temps de réfléchir à ce que je voulais mais aussi à ce que je ne voulais plus. En vrai, à ce moment-là de l’histoire, je ne voulais surtout ne plus bosser vu que même quand tout débute bien, ça vire au drame en à peine trois mois.

Quand ça dégénère au travail

J'aurais dû partir comme une Reine

Et puis Robert a tiré le premier. Je l’ai mal vécu. Pas à cause des saloperies qu’il m’a jetées au visage. Son avis sur ma personne n’a aucune valeur. Mais parce que je n’avais pas prévu de plan B. Parce que c’est mon troisième job bordelais et, comme les deux autres, ça se termine mal. Je ne voulais pas rester dans cette boîte, je ne faisais aucun effort ni pour briller ni pour m’améliorer sur un métier que je n’avais plus envie de faire. Oui, je n’ai pas arrangé mon dossier. On ne saura jamais si un travail impeccable aurait sauvé ma tête. J’en doute. Mais que Robert ait tiré en premier, c’est… c’est comme se faire larguer par un con. On ne voulait pas rester avec mais ça fait chier que ce soit lui qui ait le “beau” rôle. De celui qui décide de la séparation. Alors que c’était moi qui aurais dû partir comme une Reine. 

Se comporter comme une Reine, Niki Minaj

Exactement comme se faire larguer par un con

Alors c’est parti pour une nouvelle série sur comment le monde du travail et moi, ça ne matche pas. Une série intitulée : “C’est comme se faire larguer par un con”. Parce que je ne trouverai jamais meilleure définition de ce que j’ai vécu que ça. 

 

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